Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Angela Davis

Publié par The Algerian Speaker sur 29 Décembre 2013, 21:59pm

Catégories : #LIVRES-DVD et CD audio

 

Le film documentaire américain intitulé Free Angela and All Political Prisonners (Libérez Angela et tous les prisonniers politiques), réalisé par Shola Lynch, a été le récipiendaire du Prix spécial du jury.

Une distinction décernée, jeudi soir, à la salle El Mougar, Alger, à l’issue de la clôture du 4e Festival  international du film engagé qui s’est déroulé du 19 au 26 décembre. Free Angela and All Political Prisonners est signé par une diplômée d’histoire et de journalisme américaine, actrice et productrice, Shola Lynch, qui est déjà l’auteure d’un documentaire portant sur la députée Shirley Chilsom, en 2004. S’intéressant aux grandes figures afro-américaines ayant marqué l’histoire des Etats-Unis, Shola Lynch relatera immanquablement l’histoire d’Angela Davis.

Elle crève l’écran

Elle signe le parcours d’une battante et combattante avec Free Angela… en 2012. Angela Davis, cette intellectuelle féministe, militante, professeur de philosophie de l’université d’UCLA (San Francisco, Californie), activiste des Blacks Panthers — branche radicale et «hardliner» du mouvement civique afro-américain —, communiste, membre du club Che Lumumba, était une révolutionnaire. A son corps défendant, Angela Davis, dont le nom magique claque, sonne et résonne, est entrée dans l’histoire. Elle a tout «plaqué» depuis sa ville natale, Birmingham en Alabama, giron pionnier des droits civiques des Afro-Américains avec la dame de «cœur», Rosa Parks. Alors qu’elle était destinée à un avenir confortable. Puisqu’elle est issue d’une famille aisée du Sud. Shola Lynch propose un flash-back dans les années 1960 et 1970. Un ballet incessant entre le noir et blanc et la couleur ou encore le technicolor. Entre images d’archives et celles actuelles, les témoignages. Entre la beauté du diable d’Angela Davis en 1970, irradiant et crevant l’écran — on dirait une icône «jacksonnienne», funky haranguant la foule — et la maturité canonique d’aujourd’hui. Un compromis esthétique et narratif avec, de surcroît, un montage bien ficelé. Ainsi, en compulsant l’«album-inventaire» de Shola Lynch, l’on découvrira qu’Angela Davis, pour les Afro-Américains, c’est une légende, une courageuse activiste qui est passée à l’acte légalement. Dans le monde, en Allemagne de l’Est et de l’Ouest, en Italie, en Pologne, en URSS, en Tchécoslovaquie, en France ou encore dans les pays africains, elle est adulée et on adhère à son combat.

Pour le FBI, Angela

Davis est une terroriste ; pour Ronald Reagan, alors gouverneur de Californie, une dangereuse criminelle, la femme la plus recherchée des Etats-Unis, figurant parmi le top 10 des «most wanted». Une ennemie publique n°1 ! Car elle sera harcelée, menacée de mort,  renvoyée de l’université, lynchée médiatiquement, surveillée et puis traquée par le FBI, en Californie, en Floride et puis à New York, appréhendée manu militari, emprisonnée et jugée pour trois chefs d’inculpation, dont celui pour complicité de meurtre dans une prise d’otage sanglante dans un tribunal pour libérer des détenus politiques afro-américains.

Ennemi public n°1

 Dans le milieu carcéral, Angela Davis écrira et méditera pour s’extirper de l’isolement, l’angoisse et la psychose de la condamnation à mort. En portraitiste documentariste, Shola Lynch brosse un profil pas du tout bas. Au contraire ! Humain, humaniste, émouvant et lacrymal émaillé par des anecdotes comme celle de ce fermier blanc qui a proposé d’hypothéquer sa ferme pour payer la caution d’Angela Davis. Ou encore la caution de Jean Genet, Nina Simone, Aretha Franklin…

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents